lundi 17 décembre 2007

Bye bye 2007, bonjour 2008!

Avec la nouvelle année se profile à l'horizon une troisième édition, revue et augmentée, du programme d'éducation sexuelle, prévention du Sida et des grossesses précoces en Equateur que le Collectif Artishow mène depuis deux ans.

Toujours dans cette même logique de transfert de compétences, nous souhaitons étendre les zones et les groupes de population bénéficiaires de nos interventions, et former plus de personnes relais aptes à développer un réseau endogène de prévention des risques liés à la sexualité après le départ de notre équipe. Ceci passera bien évidemment par la recherche de financements en France, mais aussi en Equateur, afin d'impliquer encore plus les bénéficiaires dans la réalisation de ce projet, dont ils auront très prochainement l'usufruit.

Pour tous renseignements, vous pouvez nous contacter par mail : info@collectifartishow.com

jeudi 4 octobre 2007

En attendant la suite...

Ces quelques articles, rédigés au fil de notre travail sur le terrain vous auront peut-être donné l'envie d'aller vérifier par vous-mêmes comment ça se passe en Equateur... Si plus que cela nos récits vous ont donné envie de vous investir dans un projet valable et réellement utile à la population locale, vous pouvez vous adresser à NUEVOS HORIZONTES, notre partenaire sur le terrain depuis deux ans.


Nuevos Horizontes Ecuador - New Horizons Ecuador
Av. 6 de Diciembre 2130 y Av. Colón, Edificio Antares, Primer Piso,
P.O. Box 17-07-9463, Quito - Ecuador
Phone/Fax: (593-2) 250-7746, 254-1953, 252-1381
info@voluntariosecuador.org http://www.voluntariosecuador.org/

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lundi 17 septembre 2007

Perspectives d'avenir

Comme on vous l'a fait miroiter dans les articles suivants, nos derniers jours de présence en Equateur et nos derniers entretiens avec les responsables des structures partenaires ont été fructueux, pour plusieurs raisons !
Tout d'abord, (quart d'heure élogieux !) il n'est jamais désagréable de voir son travail apprécié à sa juste valeur et d'entendre les centres dire que le fait d'avoir collaboré avec nous a été une expérience très enrichissante. Eh bien ça, ça fait plaisir !

D'autre part, de nombreuses demandes nous ont été faites, qui ne correspondent pas toutes avec les objets et les capacités de l'association, et auxquelles nous ne pourrons donner suite. Les propositions intéressantes que nous avons retenues dans notre domaine d'action sont les suivantes:
Ramiro Mantilla, responsable du centre de formation pour apprentis Domingo Savio de Don Bosco, à Conocoto, auprès duquel nous étions intervenues grâce à l'entremise de Jordi, psychologue sur place, nous a proposé de mettre en place une collaboration sur deux ans entre le Collectif Artishow et son centre. Il s'agirait ici d'alimenter un échange culturel via internet durant tout le cycle de scolarité des jeunes avec lesquels nous avons déjà travaillé à plusieurs reprises. Ceux-ci étant issus de milieux défavorisés (communautés indigènes, communautés rurales excentrées, familles d'entre 10 et 15 enfants...), Ramiro souhaite leur inculquer, en plus des connaissances manuelles et des ateliers de soutien psychologique qu'ils reçoivent, des notions d'éducation à la citoyenneté regroupant des concepts aussi diverses que l'égalité, la politique, l'échange...

Le Collectif Artishow ayant manifesté depuis sa création en 2004, son intention de mettre en place des actions à destination des scolaires, nous souhaitons accepter la proposition de Ramiro et avons suggéré d'instruire l'échange sous le projet pédagogique suivant: une correspondance épistolaire avec un groupe de jeunes français de la même tranche d'âge; utiliser la comparaison entre la France et l'Equateur et les conditions de vie respectives des deux groupes, pour introduire petit à petit ces notions sous un aspect ludique, de rigueur avec les adolescents. Prenons pour exemple la nourriture: Qu'est ce qu'on mange en France ? En Equateur ? Quel est le plat typique de votre région d'origine ? Quel est votre plat préféré ? Est-ce que tout le monde mange à sa faim dans votre pays ?... et c'est ainsi que l'on peut commencer à faire prendre conscience aux jeunes des écarts, bons ou mauvais, qui existent entre leurs deux cultures. Ceci ne peut être qu'enrichissant pour les deux parties.
Il serait possible par la suite de mettre en place des projets annexes ponctuels, en donnant par exemple la possibilité aux jeunes de photographier leur quotidien, tel qu'ils le perçoivent eux-mêmes, puis de mettre en regard leurs travaux respectifs et d'en tirer un album photo.
D'autre part, grâce à une rencontre fortuite, la possibilité d'organiser des évènements culturels franco-équatoriens semble se dessiner à l'horizon... Mais chuuut, ce sera notre secret!!
Enfin, de nombreux projets qui sont alimentables à l'infini et que vous pourrez suivre sur le blog de l'association (sur le site du Collectif Artishow)! Il ne reste plus qu'à relever les manches... et au boulot!

Bilan

Après avoir longtemps hésité sur la forme à donner à ce bilan, il faut se rendre à l'évidence: il ne sera de toutes façons pas facile de conclure deux mois et demi de travail intense et intensif! Après plus de huit mois de préparation (constitution de la nouvelle structure du projet et rédaction des dossiers, recherche des équipières, des financeurs, des partenaires, soutenance du dossier devant les jurys, mise en place de manifestations lucratives -tombola, vente de gâteaux, stand buvette lors de festivals de musique... - et de communication -émissions de radio, communiqués de presse...- autour du projet, nos 70 jours de présence sur le terrain représentaient la concrétisation de tout ce travail préalable.

Alors forcément, vous qui nous avez suivi depuis le début dans notre travail pouvez comprendre que 70 jours, ben ça passe vite... Outre l'acquis professionnel indéniable que nous auront prodigué les 70 interventions réalisées (nous y reviendrons plus tard), ce projet aura représenté, pour chacun des membres de l'équipe, une expérience incroyable sur le plan personnel. La carte de visite qu'il nous a prodiguée nous a ouvert des portes qui seraient évidemment restées closes si nous avions été simples touristes: la prison pour femmes de Quito, les 5 communautés indigènes d'Ambato et de Tabacundo, les 16 établissements scolaires d'El Carmen... et parfois plus que les interventions elles-mêmes, ce sont parfois les à-côtés qui nous auront marquées. Voici quelques anecdotes en vrac:

Imaginez-vous que le projet aurait pu ne jamais se terminer... Il faut dire qu'on a sûrement bénéficié de la protection d'une sacré bonne étoile ce jour-là... Ce jour-là? Oui, ce jour où l'on a croisé la route du chauffeur fou de La Bramadora. Ce n'était pas n'importe quel chauffeur fou (c'est un signe descriptif assez répandu en Equateur!), c'était tout simplement le PLUS fou!! Je vous plante le décor : un samedi à 13h00, après 3 interventions dans les collèges à distance de la Bramadora, village situé à 2 heures de ranchera (ce bus tape-cul qui part à 7h00 pétantes du matin) d'El Carmen. On venait de se poster sur le bord de la route pour attendre le bus quand les élèves du collège nous ont gentiment expliqué que la prochaine ranchera ne passerait pas avant 15h30... Pfiou, ça ne faisait guèrre notre affaire, ça! On décide donc de faire du stop et à peine 2 minutes après une camionnette s'arrête, qui nous emporte dans son caisson à l'arrière. Moi qui n'y crois pas, j'ai béni Dieu que celui-ci ait été pourvu de bords hauts, qui nous ont permis de nous tenir, car à peine montées, le chauffeur nous demande depuis sa fenêtre: "Les gustan las carreras 4x4?" (ca vous dit une petite course de rallye?) et on a mis 30 minutes à faire le trajet qui nous avait pris 2 heures à l'aller...!

video


De bons souvenirs aussi des nuits passées à Tondoliqué à manger chez Andrès et Antonia, qui fait la cuisine au feu de bois à même le sol de la pièce dans une maison sans cheminée...Obligées de se plier en deux pour pouvoir respirer tant la fumée qui remplissait la pièce était épaisse! Ou encore dans la "chambre d'amis" à l'étage de la garderie de la communauté, à tirer les lits à la courte paille: "Tu prends quoi ce soir, la planche à clous (une planche avec un paillasson géant en guise de matelas), la chambre nuptiale ou le matelas avec la couverture du chien?" "Heu, ben, plutôt la pouque du chien! Merci!" et à savoir qui dévisserait l'ampoule, seule source de chauffage de la pièce, pour éteindre la lumière... La dernière fois qu'on y est allées, le monsieur qui avait les clefs de cette pièce étant parti en week-end au Chimborazo (avec ses clefs), il a fallu déglinguer la serrure au coupe boulon pour pouvoir se coucher! Bref, on a bien rigolé.
Sauf peut-être cette fois où un des membres de l'équipe est rentré en France, sans prévenir personne, et sans nous donner de nouvelles avant la semaine suivante, plus de trois semaines avant la fin du projet, pour "incompréhension"... Heureusement que Gwendoline Leroi, Anne-Laure Decobert et Laureline Collet étaient là pour travailler sérieusement, elles!

Du coup, on doit l'avouer, on n'était pas peu fières quand a paru dans la presse régionale de Manabi un article à propos de notre travail. Il vous suffit de cliquer sur les photos pour les agrandir et pouvoir lire!



Plus sérieusement maintenant, faisons ensemble un bilan chiffré du projet, par rapport aux objectifs que nous nous étions fixés, qui étaient les suivants:
*informer 4000 personnes en charlas
*distribuer 30 mallettes pédagogiques
*former 20 personnes relais
*réaliser un DVD pédagogique

* Nous avons vu très exactement 3497 personnes, âgées de 12 à 50 ans, au travers de 70 interventions réparties entre 27 lieux différents. Cet écart avec les prévisions s'explique par plusieurs critères. Tout d'abord, nous avons privilégié le travail qualitatif sur le travail quantitatif et avons parfois refusé de prendre des groupes trop nombreux, qui nous auraient permis d'atteindre facilement le seuil des 4000 personnes, mais au détriment de la qualité du message transmis. Nous sommes également retournées à plusieurs reprises dans certains centres, tels Domingo Savio de Don Bosco, où nous avons travaillé 3 fois, et qui ne regroupaient qu'un petit nombre d'élèves (une trentaine), que nous n'avons par conséquent comptés qu'une seule fois (au lieu de faire 3x30=90). Enfin, plus de trois semaines avant la fin du projet la déplorable défection d'un des membres de l'équipe, qui avait été précédée par de nombreuses périodes de maladie, nous a également sérieusement freinées dans le travail. Ces objectifs avaient été fixés par rapport au travail effectif de quatre personnes, pas de trois.

* Nous avons distribué une mallette pédagogique dans chacun de nos 27 lieux d'intervention. Ces mallettes (les jolis sacs bariolés que vous avez vus sur les photos...) contenaient chacune:
-un jeu de DVD informatifs:
*De donde vienen los ninos
*Atencion al recien nacido
*De nina a mujer y de nino a hombre
*El cuerpo humano: instrumento de amor
-le DVD pédagogique du Collectif Artishow réalisé avec les jeunes
-un jeu de planches anatomiques plastifiées
-un livre "Preguntas y respuestas sobre el Sida"
-un livre "Educacion sexual para adolescentes"
-une bande-dessinée "Las aventuras de Maïmouna" sur le préservatif féminin
-des prospectus sur l'emploi du préservatif masculin, la détection des infections sexuellement transmissibles, le Sida et les relations sexuelles
-des factices de plusieurs sortes de pilule
-un stérilet de démonstration et un utérus factice
-plusieurs exemplaires de préservatifs masculins et féminins pour la démonstration

* Nous avons formé 25 personnes-relais dans diverses régions du pays, qui ont reçu une mallette pédagogique et un certificat de formation attestant de leur niveau de connaissances et de leur aptitude à les transmettre:
-Enma, Lesli et Eduardo à Pisuli (Pichincha)
-Patricio à Conocoto (Pichincha)
-Antonia, Juana et Tomas à Tondoliqué (Tungurahua)
-Janeth, Elizabeth et Juanita à La Magdalena (Pichincha)
-Ketty à El Carmen (Manabi) pour travailler dans les zones rurales
-Les 14 professeurs du collège Lastenia d'El Carmen (Manabi)

* Le DVD a été réalisé grâce au travail d'ateliers théâtre préalablement effectué avec les apprentis du centre de formation Domingo Savio de Don Bosco. Les jeunes qui y ont joué avaient tous reçu la charla dans différentes structures, deux d'entre eux (Lesli et Patricio) sont d'ailleurs des personnes relais. Ce DVD a été dupliqué à 50 exemplaires, adjoint aux mallettes pédagogiques (distribuées dans tous nos lieux d'intervention et remises aux personnes relais) et pourra être dupliqué gratuitement et diffusé librement dans un but pédagogique.

Trois des objectifs sur quatre ont donc été remplis à 100%, le quatrième a été rempli à 87.4% pour les raisons expliquées plus haut. Le bilan est donc plus que positif et de nombreuses propositions de travail à long terme nous ont été faites à son terme. Vous les découvrirez dans l'article intitulé "perspectives d'avenir"...


ET SI BILAN POSITIF, EQUIPE CONTENTE!!

Fin du projet

Après l’épineux montage de la vidéo, en avant pour la course des derniers jours. Nous sommes le 29 août, Gwendo est partie hier, Anne-Laure s’en va le dimanche 2 et Laureline le mercredi 5 : surtout ne rien oublier !


Les 50 exemplaires du DVD enfin dupliqués et récupérés, il faut maintenant s’atteler à les distribuer ; dès le mercredi après-midi, première étape : les acteurs. En route pour la vallée voisine de Conocoto à 1/2h de Quito centre, retrouver nos 3 supers acteurs en herbe de Don Bosco. Accueillies par Ramiro, le directeur de la formation, nous disposons ensuite d’une heure de créneau avec le groupe de 30 ados pour visionner ensemble le film. Un baptême pour eux comme pour nous. Malgré la mauvaise qualité du son et en devinant la possible (avérée plus tard) responsabilité de la TV, un exemplaire est distribué à chacun des garçons, Luis (16 ans), Patricio et John (19 ans). Nous leur avions également réservé les impressions des photos des 2 jours de tournage (une centaine à se partager et dispute interdite !), et une mallette pédagogique augmentée d’environ 150 préservatifs pour Patricio qui nous avait plusieurs fois manifesté son désir de continuer la transmission d’informations, notamment au sein de sa communauté ; et puis après une si bonne prestation de médecin (entre autres), il avait toute notre confiance. Remise officielle, poignée de mains, sourires et photo étaient de circonstance. Nous repartons après avoir convenu avec Ramiro d’un rendez-vous en début de semaine prochaine pour discuter plus précisément des possibilités de partenariats à établir entre nous, des projets, des idées, de la suite…Sans oublier la création d’une boîte mail pour Patricio, afin que nous puissions continuer à répondre à d’éventuelles questions.


Le jeudi 30 août, nous filons au nord de la capitale, Casa de la Magdalena pour distribuer à Janeth, à Elizabeth, et à Juanita leur diplôme attestant des 6h de formation suivies auprès du collectif Artishow, et de leur capacité à poursuivre le projet avec l’aide du matériel d’autoformation et de présentation laissé à chacune. Ce jour-là, pour notre plus grand bonheur, nos joues étaient toutes baveuses de bisous d’enfants !

Lundi 3 septembre, Laureline toute seule comme une grande, se rend une dernière fois à Ambato (3h au sud de Quito) pour un rendez-vous prévu un peu plus haut dans la Cordillère, à Quisapincha, dernière petite ville avant les communautés de Tondolique, Pasa ou Illahua Grande. Rendez-vous à la française, au café du centre pour un petit déjeuner en bonne et due forme avec Juana et Antonia, nos 2 « femmes relais » de Tondolique, accompagnées de leurs maris respectifs et du petit dernier de chacune des 2 fratries. Après un copieux petit-déj’ pour tout le monde, l’heure est venue de gentiment renvoyer les maris chargés des enfants pour l’occasion ( !), et de rester entre femmes pour un dernier volet de formation. Presque 2h de plus, soit 8h au total plus 2 interventions pour Antonia et Juana qui avaient enfin mérité leur diplôme. Les 2 mènent avec leur communauté et les adjacentes de nombreux projets en construction ; au programme notamment, un centre de santé et un cercle de femmes autour de la parole et de l’artisanat. Si tout va bien pour elles, les mallettes devraient servir…

Mardi 4 septembre, ultimo dia, et bien sûr planning serré pour notre capitaine de projet. D’abord, le siège de notre partenaire local, l’ONG Nuevos Horizontes où laisser du matériel à Jordi (vous savez, notre volontaire psychologue espagnol) qui se fait personne relais des différentes maisons d’enfants où il travaille (dont Don Bosco) ; remise des DVD que l’ONG se charge de distribuer à tous les lieux d’interventions où nous n’avons pas pu retourner, un peu de paperasse et surtout saluer et remercier Laura, Gloria et Miriam pour leur aide précieuse. A bientôt les filles, félicitations et bon courage pour toutes vos œuvres !
Ensuite, Pisuli, ce quartier marginal du nord de la ville où Emma et Leslie attendent toujours leur diplôme. C’est maintenant chose faite, et ni la motivation, ni les occasions de transmettre ne manqueront à ces 2 jeunes femmes. Emma, institutrice, enseigne au Plan Ecuasol auprès des volontaires français en poste, aux enfants du quartier en soutien scolaire. Leslie, seulement 17 ans mais bien toutes ses dents n’en doutons pas, entre cette année à l’université, s’investit auprès de la Copprende (asso écuatorienne de prévention des risques liés à la sexualité), et a endossé plusieurs rôles avec brio lors du tournage de notre document. Le tout ajouté aux 6h de formation reçues, voilà quelqu’un de bien opérationnel, qui aura bien décortiqué le sujet ; et ce n’est qu’un début !
Enfin, plus tard dans la journée, une dernière visite à Don Bosco pour établir avec Ramiro Mantilla une ligne commune d’actions et ouvrir le projet vers d’autres horizons mais chuuuuuut…… ! Place au suspense sur le sujet…

Ecuador, notre vœu à toutes les 3 : que ce ne soit qu’un au revoir !

jeudi 30 août 2007

Et vogue la galère... technique!


Rendez-vous à 8h30 ce matin au siège de "Audiovisuales Don Bosco" (avenida 12 de Octubre, Quito) pour débuter le montage des rushs, les bandes vidéo réalisées durant le tournage samedi et dimanche... Prends ton mal en patience, le monteur, prévenu à 11h00 du matin par adb, fera tout son possible pour ne pas perdre plus de temps! Nous avions pourtant réservé un monteur ainsi qu'une salle de montage directement auprès du directeur de l'entreprise, quelques jours auparavant, tout en stipulant que nous avions besoin que le DVD soit terminé dans la journée.

Après avoir redémarré les ordinateurs (ben oui, Windows, ça plante souvent!) et réglé plusieurs problèmes liés au matériel disponible sur place, on commence enfin le travail vers midi. On sélectionne d'abord les rushs qui nous intéressent dans toutes les scènes qui ont été tournées (en moyenne trois prises par scène), puis on note à quel moment de la pellicule ils se trouvent grâce au "time code", le compteur qui défile sur la bande. Un peu de musique, quelques effets visuels pour que les transitions d'une scénette à l'autre soient plus douces, un titre et le logo de l'association, un beau générique, plein de couleurs... il nous aura fallu plus de deux jours de travail pour obtenir ce que l'on voulait!


Outre la mauvaise organisation flagrante régnant au sein de cette entreprise, le responsable du département vidéo semble mettre une mauvaise volonté toute particulière à travailler avec nous. Qu'importe, étant donné le nombre de fois où l'on a travaillé avec eux, les sommes astronomiques qu'on leur a laissées en copies de DVD, et la qualité plus que médiocre du service reçu, on négocie un rabais de 25% du prix total de la location de matériel, caméraman, montage et copies des DVD.

Nous nous rendons donc ce mercredi après-midi au centre Domingo Savio de la fondation Don Bosco (même nom, mais pas de connection directe) afin de montrer en exclusivité aux apprentis le travail de leurs collègues! Malgré la joie des jeunes et leurs commentaires amusés sur le jeux de leurs camarades, la qualité sonore du DVD est très mauvaise. Nous irons donc régler ça avec le monteur le lendamain. Cela n'enlève rien aux félicitations que nous recevons de la part des jeunes, et aux compliments émus de nos trois jeunes acteurs! Nous profitons de notre visite au centre pour offrir une mallette pédagogique à Patricio, notre médecin en chef du DVD, car il a manifesté à plusieurs reprises sa joie de pouvoir à présent se rendre utile au sein de sa communauté, en diffusant au plus grand nombre des informations liées à la sexualité et aux risques qui y sont liés. Celui-ci est très touché de la confiance que nous lui portons, sans aucune crainte de notre part! Don Ramiro, le responsable du centre, lui propose de l'aider à se créer une adresse email, afin que nous puissions rester en contact et qu'il puisse nous faire part de ses questions, doutes ou expériences dans sa future carrière de "messager de la contraception".

Des commentaires sur le vif après le visionnage du film ressortira qu'il est beaucoup mieux que ceux que nous leur avions montrés durant la charla (films américain des années 80... traduits en espagnol d'espagne), beaucoup plus clair et aussi plus rigolo!! Ils ne pouvaient pas trouver mieux comme compliment!

De retour à la Casa Bambu, nous visionnons de nouveau le DVD, et là, surprise, le son est bien meilleur, même si quelques passages sonores restent un peu fouillis. La qualité est suffisante pour que le film soit duppliqué et distribué à toutes les structures dans lesquelles nous avons travaillé, ainsi qu'à toutes les personnes à qui nous avons laissé des mallettes pédagogique. OUF!

Deuxième jour de tournage

Réveil très dur à 7h00 du matin pour préparer un petit dej' de champions à nos acteurs en herbe. Ceux qui n'ont pas dormi sur place arriveront vers 9h00, et le cameraman vers 10h00.


On reprend le travail où on l'avait laissé la veille, à savoir à l'écriture des deux dernières scènes qui restent à tourner: l'histoire d'un jeune couple sur le point d'avoir un rapport sexuel, et celle d'un autre couple en consultation de plannification familiale chez le médecin. Les challenges du jour seront les suivants: faire jouer un couple amoureux à deux adolescents qui ne se connaissent pas, tourner une scène de nuit en plein jour, créer un cabinet médical qui ait l'air réel dans notre dortoir, faire apprendre à Patricio (qui jouera le médecin) une somme d'informations équivalente à celle diffusée en charla, créer de toutes pièces une femme enceinte et une moustache plausible sur un gars de 16 ans sans poils, finir avant 18h00, et enfin, le plus dur, faire le tout dans la joie et la bonne humeur!!!



Finalement, John et Steffany, nos amoureux de service, se sont vite accommodés de leurs rôles respectifs... En occultant la fenêtre avec les tableaux du ministère du tourisme équatorien et quelques couvertures, on arrive à faire un noir à peu près crédible. La première scénette est tournée dans la matinée par une partie de l'équipe tandis que la deuxième s'occupe des dialogues et de la mise en scène de la suivante.


Notre cabinet médical est crée en fin de matinée dans un coin de la chambre, après avoir déménagé tous les lits et récupéré des flacons et des boîtes de médicaments dans toutes les trousses de toilette. Mais il est plus vrai que nature, non?


On commencera le tournage après la pause déjeuner (dur dur la digestion! Frait bien une sieste, moi!) pour ne l'achever que vers 18h00. Patricio a un peu de mal avec le texte, normal, nous on a mis plusieurs mois à ingérer les connaissances, se les approprier de façon à pouvoir les diffuser de façon naturelle... Alors on ne lui en veut pas du tout. Il est tellement crédible en médecin que ça compense le reste.



Il faut dire que ses deux compagnons de jeux ne sont pas mal non plus: Lesly, affublée d'un ventre de pacotille fait d'un préservatif usagé (usé par les charlas s'entend!) gonflé et de deux paires de chaussettes dans le soutien-gorge, et Luis avec sa vraie-fausse moustache lui donnent la pareille avec brillo.






On terminera cette journée par une rapide interview des jeunes acteurs, afin d'avoir une trace visuelle de ce qu'aura représenté pour eux cette expérience, inoubliable selon leurs dires. Il faut dire qu'ils ont des raisons d'êtres fiers étant donné le travail qu'ils ont abattu sur ces deux jours, et l'entrain avec lequel ils l'ont fait.



Malgré la fatigue générale, on se fera un véritable plaisir de les inviter à manger un énorme hamburger dans le centre-ville, puis à aller danser un peu dans un bar branché, ce qui finira en beauté ce très sympatique week-end, et achèvera de le graver pour toujours dans leurs mémoires.

mercredi 29 août 2007

Tournage du film, première journée!!

Après plusieurs jours de travail en amont afin que tout soit fin prêt pour ce week-end, nous voici réunis à la casa Bambu, notre hôtel de Quito, pour procéder au tournage de la vidéo pédagogique.

Voici un petit récapitulatif... Vous vous souvenez de notre dernière séance au centre d'apprentis Domingo Savio de Don Bosco, le 24 juillet? Et bien nous avions fait travailler les jeunes autour des situations de la vie quotidienne qui leur parraissaient les plus représentatives et les plus efficaces pour aborder les problèmes liés à la sexualité auxquels peuvent être confrontés les jeunes équatoriens. Il en était sorti plusieurs scénettes que nous avions précieusement gardées en mémoire pour les en ressortir au moment voulu... c'est à dire maintenant!!


Anne-Laure est allée chercher vendredi soir John, Patricio et Luis, les trois garçons de Don Bosco qui s'étaient portés volontaires pour participer au film pour les ramener sur place. Habitant tous dans des communautés éloignées de Quito, il était plus simple pour eux de leur offrir l'hébergement sur place pour les deux jours de tournage. Cela nous permettait de les avoir sous la main pour travailler, mais aussi d'être sûres qu'ils seraient à l'heure le matin!! Cependant, nous n'avons eu aucun problème du genre à déplorer tant ils ont pris leur rôle au sérieux. D'aucuns pourraient en tirer des leçons...



Nous avons donc commencé le travail le samedi matin à 9h avec l'écriture des dialogues des deux premières scénettes. Le cameraman, Juan Fernando, est arrivé à dix heures pétantes et une moitié de l'équipe est restée à la Casa Bambu pour terminer les dialogues tandis que l'autre est descendue tourner la première scène en bas de la rue, dans la pharmacie du Docteur Bobo... Le pharmacien, monsieur Apolo, avait gentillement accepté de nous laisser tourner dans son officine.



Et en avant la musique: installation du matériel, problèmes techniques de batteries de la caméra qui tombent à plat après à peine 10 minutes de tournage (et oui Audiovisuales Don Bosco, si on ne met pas les batteries à charger, ben elles restent vides!!! Aussi fou que cela puisse parraître), du taxi garé en plein devant la pharmacie, et dont on a mis 20 minutes à trouver le propriétaire, supporters notoires d'un repoussant candidat à l'assemblée qui chargaient du matériel et des centaines de ballons de baudruche dans une camionette en prenant tout leur temps...Bref, après une bonne heure, on a enfin pu commencer. Luis et Patricio, les acteurs réclament un "taco" (un p'tit coup à boire siouplait m'dame!) pour se mettre dans l'ambiance du tournage ("Pas question les mômes, zètes là pour TRAVAILLER!!")... et faire tomber le trac qui commence à les gagner sérieusement. Relax les gars, si vous vous trompez, on recommence et c'est pas grave!










Plus de peur que de mal finalement, une fois les premières prises passées, tout le monde se détend et ça marche comme sur des roulettes. Les acteurs nous offrent même des improvisations et une interprétation très personnelle de leurs rôle, et ça tombe bien parce que c'est exactement ce que l'on voulait!




Après un almuerzo avec l`équipe au grand complet dans une cantine du coin, on se remet au travail avec le tournage de la deuxième scène, cette fois dans une des cuisines de la Casa Bambu, tandis que l'autre équipe prépare les dialogues de la scénette suivante.



Lesly, formée à Pisuli, et Steffany, nièce d'une des employées de Nuevos Horizontes, nos deux actrices, assurent comme des professionnelles et le tournage est très rapide.






On enchaîne donc vite sur notre dernière scénette de la journée, qui aura lieu quant à elle en extérieur. Deux amis prennent un verre en regardant passer les filles... A peine tous installés sur une des terrasses de la Casa, il se met à pleuvoir, et pas qu'un peu! Un vrai orage à la quiteñienne!



On décide donc que nos petits gars iront boire leur verre entre amis en intérieur, dans un bar que nous devons à présent créer de toutes pièces dans un des recoins de la Casa Bambu.




Challenge relevé, et mission accomplie! On colonise un petit couloir sous véranda, pique des meubles dans les chambres de l'hôtel qui ne sont pas occupées, des accessoires dans le salon et un peu partout dans la maison, des bouteilles dans le frigo communautaire (Zavez déjà vu un bar sans bouteilles, vous? Promis on les rendra intactes!!) et après quelques heures de travail, la scène est en boîte. Patricio et John, nos deux acteurs, s'en sont encore une fois très bien sortis.


On fini la journée vers 19h, tous complètement morts de fatigue a l'idée de remettre ça le lendemain... Comment ça faut encore faire la cuisine pour nourrir tout ce petit monde?!

Vous touverez dans ce blog les récits des interventions d'éducation sexuelle, de prévention du Sida et des grossesses précoces réalisées en Equateur par prevenSud au cours de la mise en place d'un réseau d'éducation sexuelle.